Tête-à-tête

Lors des débats Tête-à-tête, un.e intervenant.e allemand.e et un.e intervenant.e français.e sont invité.e.s à discuter un sujet d'actualité. Les Tête-à-tête ont lieu deux fois par an tour à tour en Lorraine et à Sarrebruck.

Le cycle de conférences est organisé conjointement par le Pôle France de l'Université de la Sarre, l'Institut d’Études Françaises de Sarrebruck, le Goethe-Institut Nancy et l'Université de Lorraine.

 

Dernière manifestation

Le jeudi 18 juillet 2026 a eu lieu notre "Tête-à-Tête" sur le thème des droits propres de la nature et leur importance face aux crises écologiques. [...]

Manifestations récentes

De l’oubli à la mémoire. Résistance et déportation de femmes 80 ans auparavant

9 juillet 2025, 18h30, Villa Europa, Kohlweg 7, 66123 Sarrebruck

Le 9 juillet 2025 a eu lieu l’édition sarrebruckoise du Tête-à-tête, consacrée à la mémoire de la résistance des femmes ainsi qu’à leur déportation sous le régime national-socialiste.

80 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la résistance des femmes en Allemagne, en France et dans d'autres territoires occupés par l'Allemagne nationale-socialiste est de plus en plus visible et reconnue. En témoigne notamment la création d'un "Mémorial national des femmes en résistance et en déportation" au Fort de Romainville, un lieu de mémoire central à Paris, d'où un grand nombre de résistantes ont été déportées en Allemagne via le camp de la Gestapo de Neue Bremm à Sarrebruck. 

Dans ce contexte, sous la modération de la professeure Anne-Sophie Donnarieix (Université de la Sarre), deux expertes reconnues ont échangé sur la mémoire des femmes persécutées et engagées dans la résistance sous le national-socialisme : la docteure en histoire Caroline François, responsable du programme scientifique et culturel de l’"Office national des combattants et des victimes de guerre", et la professeure de romanistique à l’Université de la Sarre Mechtild Gilzmer.

 

Sport et diversité: une perspective franco-allemande dans le contexte des Jeux Olympiques 2024

4 juillet 2024, 18h30 à 20h00, Villa Europa, Kohlweg 7, 66123 Sarrebruck

Le Tête-à-tête de l'été 2024 était placé sous le signe des Jeux Olympiques, qui se sont déroulés à Paris en juillet et août 2024. Après une introduction à la thématique et une brève présentation des intervenant·e·s, Madame Léa Krüger, sabreuse, et Monsieur Fabrice Podevin, président du club de rugby "Stade-Sarrois", les échanges ont porté sur plusieurs questions communes : l'accessibilité et le financement des offres sportives, les structures de pouvoir dans le sport professionnel et amateur, ainsi que le rôle des rencontres sportives interculturelles. Jonas Hock a assuré la modération ainsi que l'interprétation de la discussion en allemand et en français.

Interrogés sur la question de savoir si le sport constituait un miroir de la société, Léa Krüger et Fabrice Podevin ont tous les deux répondu par la négative. Selon eux, il s'agit plutôt de reconnaître le rôle exemplaire des sportif·ve·s et leur responsabilité de transmettre, par leur comportement, des valeurs de tolérance et de démocratie.

Il convient également de réduire les disparités entre les zones urbaines et rurales en matière d'offres sportives. La question du rôle du nationalisme dans le sport a également été abordée. Léa Krüger a fait valoir que, dans la mesure où les sportifs et sportives représentent leur pays sur la scène internationale, le nationalisme joue inévitablement un rôle dans le sport. Il leur incombe toutefois de défendre les valeurs démocratiques et de tolérance de leur pays et de veiller à ce que l'identification à une appartenance nationale ne soit pas instrumentalisée par certains supporters.

Pour conclure, Léa Krüger a abordé la question des violences et des abus dans le sport. Elle a souligné qu'il s'agit d'un problème grave qui reste encore trop peu thématisé, aussi bien au sein qu'en dehors des fédérations sportives. C'est pourquoi elle s'engage en faveur de la création d'un centre dédié au "Safe Sport", dont l'objectif serait de mettre en lumière les structures de pouvoir, de prévenir les abus de pouvoir et de contribuer à leur traitement.

À l'issue de la table ronde, le public a eu la possibilité de poser des questions et d'échanger avec les intervenant·e·s lors d’un verre convivial.

Manifestation en coopération avec le Pôle France de l'Université de la Sarre, l'Institut d'Etudes Françaises de Sarrebruck, le Goethe-Institut de Nancy et l'Université de Lorraine.