Les résultats de cette étude, menée auprès de 227 patients, viennent d'être publiés dans la revue European Journal of Nuclear Medicine and Molecular Imaging.
Le texte suivant a été traduit automatiquement de l'allemand et n'a pas été post-édité.
Détecté à un stade précoce, le cancer de la prostate se traite généralement bien. De nombreux patients chez qui la tumeur est détectée tôt ont un bon pronostic. La situation se complique toutefois lorsque le cancer n’est détecté qu’à un stade avancé. Il peut alors se propager à d’autres parties du corps, où il forme des métastases. Ces cancers de la prostate métastatiques sont nettement plus difficiles à traiter et, dans certains cas, les chances de vaincre la maladie sont quasi nulles, en particulier lorsque les cellules cancéreuses sont en outre « résistantes à la castration ». Cela signifie qu’elles continuent à se développer et à se multiplier, bien que le taux de testostérone, l’hormone sexuelle masculine indispensable à la croissance de la tumeur, ait été considérablement réduit par un traitement hormonal.
Au cours des dernières années, la thérapie par radioligands ciblant le PSMA s’est imposée comme l’une des innovations majeures dans le traitement de ces cancers de la prostate métastatiques résistants à la castration (mCRPC). Le service de médecine nucléaire de l’hôpital universitaire de la Sarre, dirigé par le professeur Samer Ezziddin, est devenu au cours de la dernière décennie un pionnier international de cette thérapie. Ce traitement consiste à acheminer de manière ciblée une substance radioactive, en l’occurrence l’isotope lutétium-177, vers les cellules tumorales et à les irradier de l’intérieur, après que cette substance a pénétré dans la cellule via l’antigène membranaire spécifique de la prostate (PSMA).
« Les traitements établis jusqu’à présent prévoient toutefois, dans une large mesure, des dosages fixes. De nombreux patients présentant une fonction organique altérée ou un état général affaibli ne répondent donc pas aux critères des grands essais cliniques et ne peuvent ainsi souvent pas bénéficier de cette thérapie », explique Samer Ezziddin pour mettre en évidence un problème fondamental. De nombreux patients sont « trop malades » pour pouvoir prétendre à ce traitement.
Les chercheurs de Homburg, dirigés par le professeur de médecine nucléaire de l’Université de la Sarre, adoptent donc une approche différente : dans l’étude qui vient d’être publiée, ils ont traité des patients particulièrement difficiles à soigner avec des posologies individualisées, alors que les recommandations existantes ne prévoient qu’une posologie unique. La décision relative à la posologie a notamment pris en compte la fonction rénale, la numération globulaire, la charge tumorale, l’évolution de la maladie et l’état clinique.
Cette étude monocentrique, la plus importante de ce type à ce jour à l’échelle mondiale, s’appuie sur les données du registre REALITY de la clinique de médecine nucléaire. Les patients étudiés appartenaient à un groupe particulièrement difficile à traiter : tous avaient déjà reçu une chimiothérapie, presque tous souffraient de métastases osseuses, et un patient sur trois présentait en outre des métastases dans des organes internes. « Une part importante d’entre eux n’aurait pas rempli les critères d’inclusion des essais cliniques internationaux d’homologation », explique Samer Ezziddin. Or, de nombreux patients concernés ne remplissent pas les conditions requises pour l’un ou l’autre critère, ce qui les rend inéligibles à la thérapie par radioligands. « Notre groupe de patients est donc beaucoup plus proche de la réalité clinique quotidienne que ne le sont de nombreuses études contrôlées », explique le scientifique.
Malgré une situation initiale défavorable, bon nombre des 227 patients au total ont répondu au traitement. Chez près des deux tiers d’entre eux, le taux de PSA, le marqueur tumoral, a baissé dès le premier cycle de traitement. Plus de la moitié des patients ont atteint au cours du traitement une réduction du PSA d’au moins 50 %. La survie globale médiane s’est élevée à 14,5 mois, un ordre de grandeur comparable aux résultats des grandes études internationales.
« Nos résultats montrent que la thérapie par radioligands PSMA, grâce à une adaptation individuelle, peut être utilisée avec succès même chez des patients souvent considérés comme particulièrement difficiles à traiter dans la pratique quotidienne. C'est précisément pour ces personnes qu'une nouvelle perspective thérapeutique s'ouvre ainsi », explique le professeur Ezziddin. « En cas de charge tumorale plus élevée, il est donc possible d’administrer une dose bien plus élevée que ne le prévoient les recommandations actuelles. Cela nous permet de mieux maîtriser la tumeur et de réduire la dose par la suite, afin d’éviter les effets indésirables. » Une stratégie qui a porté ses fruits : le traitement s’est avéré bien toléré, les effets indésirables graves étant rares.
« L’avenir de la thérapie par radioligands réside dans une adaptation aussi précise que possible à la situation individuelle de chaque patient. Nos données suggèrent que nous pouvons ainsi repousser les limites des concepts standard actuels sans pour autant compromettre la sécurité », conclut Samer Ezziddin.
Les auteurs soulignent que d’autres études sont nécessaires pour démontrer les avantages des stratégies de dosage individualisées par rapport aux dosages standard. Les données désormais publiées montrent toutefois qu’une telle approche a d’ores et déjà le potentiel d’élargir les options thérapeutiques pour les patients atteints d’un cancer de la prostate avancé.
Publication originale
Misirci M, Rosar F, Khreish F et al., Évaluation en conditions réelles de la RLT au [177Lu]Lu-PSMA-617 dans le cancer de la prostate métastatique résistant à la castration (mCRPC) post-taxanes : faisabilité et sécurité d’un traitement individualisé dans une cohorte complexe. European Journal of Nuclear Medicine and Molecular Imaging (2026). DOI : 10.1007/s00259-026-08037-4.
Site web : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/42412178/
Pour plus d'informations :
Prof. Dr Samer Ezziddin
Tél. : (06841) 16-22201
E-mail : samer.ezziddin(at)uks.eu

