07.07.2026

Un nouveau procédé transforme l'urine et les cendres en matières premières durables

Valoriser les déchets au lieu de les éliminer? Des chercheurs de l'Université de la Sarre ont mis au point un procédé innovant permettant de transformer des déchets facilement disponibles localement, à savoir l'urine et les cendres, en matières premières précieuses, telles que l'azote, le phosphore, le calcium et le magnésium – les composants de base de nombreux engrais actuellement très demandés. Les résultats de ces travaux ont récemment été publiés dans la prestigieuse revue Bioengineering.

Le texte suivant a été traduit automatiquement de l'allemand et n'a pas été post-édité.

Les cendres et l’urine sont considérées comme des déchets indésirables. Elles s’accumulent en quantités énormes et causent en outre d’énormes problèmes environnementaux. Ainsi, l’urine issue de l’élevage intensif contribue considérablement à la pollution des sols et des nappes phréatiques par des composés azotés et phosphorés, tandis que les cendres de bois doivent être mises en décharge. Or, tant l’urine que les cendres contiennent des composants chimiques précieux, notamment de l’azote, du phosphore, du calcium et du magnésium. Ces éléments comptent parmi les matières premières les plus importantes pour l’agriculture et l’industrie. 

Des chercheurs dirigés par Claus Jacob, professeur de chimie bioorganique à l’Université de la Sarre, ont mis au point ce qu’on appelle le « procédé Urinash ». Celui-ci combine des processus biologiques et chimiques simples permettant de transformer ces deux déchets en matières premières valorisables. « L’objectif est de produire de l’ammoniac “vert” et du phosphate de calcium – deux produits très demandés qui offrent de nombreuses possibilités d’application », explique Claus Jacob. L’ammoniac vert peut par exemple servir de source d’énergie respectueuse du climat ou de matière première pour les engrais, tandis que le phosphate de calcium trouve de nombreuses applications, notamment dans l’agriculture, la médecine et les sciences des matériaux. 

Outre la récupération de matières premières précieuses, l’équipe de recherche étudie également la mise en œuvre pratique du procédé. Cela inclut les questions relatives à la collecte, au transport et au traitement des matières premières, ainsi que la mise à l’échelle industrielle éventuelle du procédé. 

« À long terme, ce procédé pourrait apporter une contribution importante à la bioéconomie et à l’économie circulaire durable, y compris dans notre région : il permettrait d’exploiter judicieusement les flux de déchets régionaux, de réduire les impacts environnementaux actuels liés à ces substances et, parallèlement, de diminuer la demande en ammoniac « gris » produit de manière énergivore, limitant ainsi l’exploitation néfaste des gisements de phosphate », explique le professeur Claus Jacob. Le projet montre ainsi comment des résidus jusqu’alors inutilisés et indésirables peuvent être transformés en ressources précieuses – une étape importante vers une économie circulaire régionale plus durable et plus économe en ressources.

Lien vers la publication originale : https://doi.org/10.3390/bioengineering13070720

Pour toute question, veuillez contacter :
Prof. Dr Claus Jacob
Chaire de chimie bioorganique
E-mail : c.jacob@mx.uni-saarland.de
Tél. : 01573 0784388
https://www.uni-saarland.de/fakultaet/nt/profs-gruppen/professuren/pharmazie/prof-dr-claus-jacob.html