24.09.2026

Francesca Gilli nommée professeure en neuroinflammation à l'Université de la Sarre

Porträtfoto© Francesca Gilli
Francesca Gilli ist neue Professorin für Neuroinflammation an der Universität des Saarlandes.

Francesca Gilli a été nommée professeure en neuroinflammation à l'Université de la Sarre. Elle occupait jusqu'à présent le poste de professeure associée de neurologie à la Geisel School of Medicine de Dartmouth, aux États-Unis. Ses recherches portent principalement sur la manière dont les processus inflammatoires au sein du système nerveux central contribuent à l'apparition et à la progression des maladies neurologiques.

Le texte suivant a été traduit automatiquement de l'allemand et n'a pas été post-édité.

La sclérose en plaques (SEP) constitue l’un des axes principaux de ses recherches, en particulier les mécanismes qui, dans les formes évolutives de la maladie, entraînent des lésions des cellules nerveuses et des tissus. Elle étudie notamment l’interaction entre les cellules immunitaires, les cellules gliales et les structures neuronales, ainsi que les voies de signalisation moléculaires qui relient la neuroinflammation et la neurodégénérescence. Elle développe et valide également des biomarqueurs permettant de mieux évaluer l’activité de la maladie, les lésions tissulaires et la progression de la pathologie. À cette fin, Gilli étudie notamment des biomarqueurs présents dans le sang et le liquide céphalo-rachidien, et associe des échantillons cliniques à des techniques modernes de biologie moléculaire et dites « multi-omiques ». L’objectif est de mieux comprendre les mécanismes biologiques de la maladie et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour un diagnostic plus précoce, un pronostic plus précis et le développement de traitements ciblés.

Ces dernières années, Gilli a de plus en plus orienté ses recherches vers les mécanismes de la neurodégénérescence dans la sclérose en plaques progressive. Dans ses travaux actuels, son équipe examine si une inhibition ciblée de certaines voies de signalisation peut réduire la neuroinflammation chronique et préserver les fonctions neurologiques.

Par ailleurs, la chercheuse s’intéresse au rôle des lymphocytes B et d’autres composants de la réponse immunitaire adaptative et innée dans le système nerveux central. Une autre partie de ses recherches est consacrée aux interactions entre les infections et la neuroinflammation. À cette fin, utilise à la fois des échantillons cliniques provenant de patients atteints de sclérose en plaques et des modèles expérimentaux afin d’étudier les modifications à long terme de la réponse immunitaire dans le système nerveux central.

À l’Université de la Sarre, Francesca Gilli souhaite développer davantage ses recherches à la croisée de la neuroimmunologie, de la neurologie et de l’immunologie infectieuse. Dans ce cadre, elle entend notamment intensifier la collaboration au sein de la faculté de médecine ainsi qu’avec les domaines de recherche en sciences naturelles de l’université. Il est notamment prévu de mener des projets de recherche communs avec les départements de neurologie, d’immunologie et de médecine des transplantations et des infections, ainsi que d’utiliser des technologies modernes pour l’analyse des biomarqueurs et des modifications moléculaires dans les maladies neurologiques.

L’un des objectifs majeurs de cette nouvelle chaire est de relier la recherche fondamentale moléculaire aux questions cliniques pertinentes. Pour ce faire, il est prévu de combiner des cohortes de patients et des biobanques avec des modèles expérimentaux et des technologies omiques modernes. Cela permettra d’acquérir de nouvelles connaissances sur les mécanismes de la neuroinflammation et de les transposer le plus directement possible en nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques. Francesca Gilli souhaite également s’investir dans l’enseignement à la faculté de médecine de Homburg. Au cours de son passage à la Geisel School of Medicine de Dartmouth, elle s’est notamment consacrée à la formation des étudiants en médecine ainsi qu’à l’enseignement aux étudiants en neurosciences et en disciplines biomédicales. De plus, elle s’est engagée pendant plusieurs années, en tant que codirectrice du programme de troisième cycle en neurosciences intégratives à Dartmouth, dans l’encadrement des doctorants et doctorantes ainsi que dans la formation scientifique de la relève universitaire.

À Homburg, elle souhaite notamment ancrer davantage la neuroimmunologie dans la formation médicale et développer des concepts pédagogiques modernes et interdisciplinaires. L’accent sera notamment mis sur le lien entre la recherche fondamentale et la neurologie clinique. L’objectif est de permettre aux étudiants de comprendre comment les connaissances sur les processus immunologiques du système nerveux peuvent contribuer au développement de nouvelles méthodes diagnostiques et thérapeutiques. La chercheuse prendra ses fonctions de professeure à la faculté de médecine du campus de Homburg le 1er octobre 2026.

Brève biographie

Francesca Gilli a grandi en Italie ; grâce à sa mère allemande, elle est bilingue. Elle a étudié la biotechnologie à l'université de Turin, où elle a obtenu un doctorat en biologie humaine, avec une spécialisation en neurobiologie et en neuroimmunologie. Elle a ensuite mené des recherches dans le domaine de la neuroimmunologie à l'université de Turin et à l'université de Bâle. En 2011, elle a également suivi une formation continue en chimie clinique et médecine de laboratoire à l'université de Turin. La même année, elle a reçu le prix Rita Levi-Montalcini de la Fondazione Italiana Sclerosi Multipla (FISM) pour ses travaux scientifiques sur la sclérose en plaques. En 2013, Francesca Gilli a rejoint la Dartmouth Medical School aux États-Unis, où elle occupait dernièrement le poste de professeure associée de neurologie.