Nommée professeure le 22 juin par Jakob von Weizsäcker, elle prendra ses fonctions le 25 juin à la chaire de droit public et de droit international axée sur la durabilité et la résilience et contribuera à renforcer les axes de recherche sur le développement durable et l'Europe.
Le texte suivant a été traduit automatiquement de l'allemand et n'a pas été post-édité.
Fiabilité, prévisibilité, stabilité : telles sont les attentes que les citoyens placent dans les ordres juridiques étatiques. Et pourtant, les États et les institutions internationales se heurtent aujourd’hui à des limites que le droit en vigueur n’avait pas prévues. « Lorsque des États insulaires du Pacifique se demandent s’ils peuvent continuer d’exister en tant qu’États même si leur territoire est englouti par la mer, des concepts juridiques vieux de plusieurs siècles ne suffisent plus. Et lorsque les promesses de protection internationale, par exemple pour les réfugiés climatiques, restent lettre morte faute de compétences et de catégories juridiques, on constate à quel point les instruments juridiques sont en retard par rapport aux défis à relever », explique Anne Dienelt, nouvelle professeure de droit public et de droit international à l’Université de la Sarre, spécialisée dans la recherche sur la durabilité et la résilience.
La juriste explore en profondeur la question de savoir si et comment les États et les institutions internationales peuvent utiliser et faire évoluer le droit de manière à tirer les leçons de ces crises. « Et ce, sans pour autant renoncer aux principes qui fondent l’État de droit : la soumission du pouvoir au droit, la protection des droits fondamentaux et des droits de l’homme, ainsi que la légitimité démocratique », explique Anne Dienelt, qui quitte l’Institut des affaires internationales de l’université de Hambourg ( ) pour rejoindre le campus de Sarrebruck. Elle y renforcera également les axes de recherche sur la durabilité et l’Europe et, grâce à son expertise en matière de recherche européenne et à ses collaborations avec la France, sera étroitement impliquée dans les travaux du Cluster de recherche européenne (CEUS) de l’université.
Ses recherches portent principalement sur les conséquences du changement climatique. « Le changement climatique est au cœur du droit de la durabilité et constitue en même temps le test de résistance le plus difficile pour un État de droit en pleine évolution : la question est de savoir si les États et les institutions internationales sont capables d’utiliser le droit de manière à ne pas se contenter de réagir, mais aussi à agir de manière proactive », explique la juriste.
Deux axes de recherche sur la durabilité et la résilience
Dans ce contexte, elle met l’accent dans ses travaux sur le droit de la durabilité, à l’intersection entre science et société. Elle s’intéresse d’une part à la manière dont les acteurs étatiques et internationaux transposent les connaissances scientifiques sur le climat en droit, à la façon dont les conclusions scientifiques servent de base à la législation, aux traités internationaux et aux décisions judiciaires, ainsi qu’aux processus de transformation et de perte qui s’opèrent dans ce cadre. D’autre part, elle explore le rôle que la « science citoyenne » (Citizen Science) peut jouer dans les procédures judiciaires : « Les citoyennes et citoyens collectent de plus en plus eux-mêmes des données, par exemple pour mesurer les changements climatiques locaux ou l’état des écosystèmes. La question se pose alors de savoir quelle légitimité ces connaissances ont devant les tribunaux et dans la législation, et comment elles modifient la relation entre la société civile et les acteurs chargés d’appliquer le droit », explique Mme Dienelt.
Elle se penche également sur la question des recours climatiques. « Les acteurs de la société civile, les associations et les États concernés intentent de tels recours climatiques stratégiques afin de contraindre les États et les entreprises à respecter leurs obligations de protection. Dans mes recherches, j’accorde une attention particulière à l’espace juridique européen : avec le Green Deal et le paquet législatif qui l’accompagne, l’Union européenne a créé un cadre juridique dédié au droit climatique ; parallèlement, la Cour européenne des droits de l’homme, à travers sa jurisprudence en matière de climat, développe davantage les obligations de protection qui incombent aux États », précise Mme Dienelt.
Dans un deuxième axe de recherche majeur, la nouvelle professeure étudie comment les États et les institutions internationales peuvent utiliser le droit pour renforcer des structures résilientes et capables d’apprendre. Elle examine à cet égard quelles structures et quels instruments juridiques permettent à l’État de tirer les leçons des crises, de s’adapter et d’agir de manière prospective. « Le droit peut créer, pour l’État et la société, les conditions qui permettent et structurent l’apprentissage : par le biais d’obligations d’évaluation, d’approches réglementaires adaptatives, d’un suivi institutionnalisé ou d’obligations de protection opposables en justice. L’exemple du changement climatique met en évidence les domaines dans lesquels les instruments existants échouent et ceux où le législateur, les tribunaux et les institutions internationales devraient engager des réformes », explique la juriste.
Enseignement innovant et communication scientifique
Outre la recherche, Anne Dienelt accorde une importance particulière à un enseignement axé sur la pratique et au dialogue entre la science et le grand public. Son projet pédagogique consacré au conflit russo-ukrainien, qui associe étroitement le droit et la communication scientifique, a particulièrement retenu l’attention : à l’occasion du deuxième anniversaire de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, Anne Dienelt a publié, en collaboration avec 14 étudiants en droit de différents semestres, une exposition numérique multimédia sur les questions de droit international liées à ce conflit. Des travaux de séminaire classiques ont donné lieu à de courts résumés accessibles à tous, complétés par des illustrations de l’artiste Marlin Beringer. Le projet a été financé par le Fonds Claussen-Simon pour les établissements d’enseignement supérieur et est accessible à l’adresse https://ruk.uhh.de/de.html. À l’Université de la Sarre, Anne Dienelt souhaite développer, avec les étudiants de Sarrebruck, des formats d’enseignement axés sur la pratique qui allient l’analyse en droit à un impact sur le grand public et impliquent les étudiants dès le début dans un dialogue avec la société et le monde professionnel.
Parcours professionnel
Anne Dienelt a étudié le droit à Tübingen, Aix-en-Provence et Göttingen, où elle a obtenu son doctorat avec une thèse de doctorat consacrée à la protection de l’environnement dans les conflits armés. Sa thèse de doctorat, intitulée « Armed Conflicts and the Environment — Complementing the Laws of Armed Conflict with International Environmental Law and Human Rights Law », a été publiée en 2022 sous forme d’ouvrage chez Springer. Dans le cadre de ses projets de recherche, elle a effectué des séjours à la New York University School of Law, à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, à l’Université de Lund en Suède ainsi qu’à la Commission du droit international des Nations unies à Genève.
Elle a récemment occupé le poste de maître de conférences temporaire à l’Institut des affaires internationales de la faculté de droit de l’université de Hambourg, où elle mène des recherches dans le cadre de son projet d’habilitation intitulé « Résilience, État et droit – L’État de droit qui apprend ». Mme Dienelt a également été Young Academy Fellow associée à l’Académie des sciences de Hambourg, où elle continue de diriger, en tant que porte-parole, le groupe de projet interdisciplinaire « Résilience et diversité dans les systèmes complexes ».
Pour toute question, veuillez vous adresser à :
Prof. Dr Anne Dienelt, maîtrise en droit (Aix-en-Provence) : E-mail : dieneltanne@gmail.com
Photos de presse à télécharger : Vous trouverez des photos de presse sur cette page d’actualités : https://www.uni-saarland.de/universitaet/aktuell/news.html
Vous pouvez utiliser ces photos de presse gratuitement dans le cadre du présent communiqué de presse et des reportages consacrés à l'Université de la Sarre, à condition de mentionner le nom du photographe (Sebastian V. Giemsa) dans les crédits.



