Le projet démarrera le 1er mars 2026 et bénéficie d’un financement de 1,7 million d'euros du ministère allemand de la Recherche, de la Technologie et de l'Aérospatiale.
Le texte suivant a été traduit automatiquement de l'allemand et n'a pas été post-édité.
C'est une question irrespectueuse qui échappe à certains dans une situation tendue : « Tu as bu de la peinture ? », demande l'un ou l'autre lorsque son interlocuteur tient des propos incompréhensibles. Ce qui est dit est tellement absurde qu'on ne peut l'expliquer que par des lésions cérébrales importantes causées par la consommation de ce liquide toxique.
Christoph Wittmann, scientifique à Sarrebruck, pourrait, avec des partenaires renommés issus de l'industrie et de la science, faire en sorte que les peintures soient fabriquées de manière très différente à l'avenir. « Les pigments utilisés à des fins commerciales sont aujourd'hui principalement fabriqués à partir de produits pétrochimiques, c'est-à-dire à base de pétrole », explique le scientifique, dont les recherches se concentrent sur la « reproduction » de processus industriels jusqu'ici nuisibles à l'environnement à l'aide de méthodes durables.
Ce processus de fabrication nécessite beaucoup d'énergie et génère une grande quantité de déchets tout au long des différentes étapes menant au produit fini. Les colorants jouent un rôle important dans de nombreux domaines d'application, des emballages et textiles aux cosmétiques et denrées alimentaires. « Il est également nécessaire d'agir en raison du contexte politique », explique l'expert. « La FDA aux États-Unis, l'autorité de réglementation des médicaments et des aliments, a déjà interdit les premiers colorants classiques. Les fabricants sont donc désespérément à la recherche de méthodes alternatives pour produire des colorants. »
C'est précisément dans cette brèche que s'inscrit le projet « BioChroma », financé depuis mars par le ministère fédéral allemand de la Recherche, de la Technologie et de l'Aérospatiale. Dans le cadre de ce projet d'une durée de trois ans, des scientifiques de l'université de la Sarre développent des systèmes de production microbiologique pour des pigments biosourcés à l'échelle du laboratoire. Dès le début, ils travaillent en étroite collaboration avec les partenaires industriels BASF SE, MyBiotech et Mercer Rosenthal afin de poursuivre de manière ciblée la mise en œuvre industrielle des approches développées, de l'évaluation de l'évolutivité aux formulations proches de l'application.
Dans le cadre du projet BioChroma, les pigments sont produits dans des usines cellulaires microbiennes spécialement développées à cet effet. En laboratoire, les micro-organismes sont dotés de voies métaboliques spécifiques qui leur permettent de synthétiser des colorants définis de manière efficace et reproductible. L'approche s'inspire de modèles naturels, mais les transpose dans un processus biotechnologique contrôlable. Cela permet d'obtenir une gamme de pigments biosourcés aux caractéristiques chromatiques clairement distinctes, allant des tons chauds et dorés aux nuances violettes profondes. L'accent n'est pas mis sur la couleur la plus voyante possible, mais sur le réglage précis de propriétés telles que la pureté, la stabilité et la fonctionnalité.
À long terme, ces pigments sur mesure devraient pouvoir être utilisés partout où les couleurs conventionnelles atteignent leurs limites, par exemple en raison d'exigences particulièrement élevées en matière de sécurité et de compatibilité. L'objectif du projet est de « repenser » les couleurs, non pas comme de simples additifs, mais comme des matériaux fonctionnels, s et inspirés de la nature. Des pigments produits à partir de micro-organismes issus de matières premières renouvelables et qui peuvent être dégradés à la fin de leur cycle de vie.
« BioChroma incarne ainsi une transition dans la fabrication des couleurs : l'abandon des processus à base de pétrole au profit de pigments fonctionnels d'origine biologique, qui sont non seulement produits de manière durable, mais permettent également de nouvelles applications sûres, dont l'effet peut être non seulement mesuré, mais aussi observé », explique Christoph Wittmann.
En bref :
Le projet « BioChroma – Transformation microbienne de flux industriels secondaires en pigments biodégradables » est financé à hauteur d'environ 1,7 million d'euros par le ministère fédéral allemand de la Recherche, de la Technologie et de l'Aérospatiale. Environ un million d'euros sont alloués au groupe de travail de Christoph Wittmann, tandis que 500 000 euros supplémentaires sont attribués au groupe de travail d'Andriy Luzhetskyy, professeur de biotechnologie pharmaceutique à l'université de la Sarre. L'objectif du projet est de transférer de manière ciblée les innovations biotechnologiques issues de la recherche universitaire vers des applications industrielles. Les partenaires industriels BASF SE et MyBiotech (Überherrn) sont impliqués de manière centrale dans la mise à l'échelle, l'évaluation et la mise en œuvre des pigments ; le fabricant de pâte à papier Mercer Rosenthal participe en tant que partenaire associé. Le projet démarre le 1er mars 2026 et s'étend sur une durée de 36 mois.
Pour plus d'informations :
Prof. Dr Christoph Wittmann
Tél. : (0681) 30271971
E-mail : christoph.wittmann(at)uni-saarland.de
www.isbio.de
