11.02.2026

Les déclarations politiques sur les réseaux sociaux influencent les chances de trouver un emploi

Si vous recherchez un emploi, la prudence est de mise quant à vos déclarations politiques. Les prises de position publiques des demandeurs et demandeuses d'emploi influencent le choix des recruteurs, en particulier lorsqu'il s'agit d'avis politiques extrêmes. Si les opinions d'un candidat ou d'une candidate sont contraires à celles du recruteur, ses chances d'obtenir le poste diminuent drastiquement. C'est ce que démontre une étude récemment publiée dans le Journal of Business and Psychology.

Le texte suivant a été traduit automatiquement de l'allemand et n'a pas été post-édité.

À l'ère des procédures de candidature numériques, les responsables des ressources humaines ont de plus en plus recours à des plateformes telles que LinkedIn pour se faire une idée des candidats. Cependant, beaucoup de personnes y partagent non seulement des informations pertinentes pour leur carrière, mais aussi des contenus politiques qui suggèrent leur affiliation à un courant politique. « Ces informations ne sont pas seulement perçues de manière fortuite, elles peuvent également influencer de manière décisive le jugement des décideurs des services des ressources humaines », explique Denise Vesper, chercheuse à la chaire de psychologie du travail et des organisations de l'université de la Sarre.

Avec d'autres scientifiques, elle a étudié comment les personnes chargées d'examiner les candidatures dans les services des ressources humaines réagissent aux déclarations politiques des candidats et si elles finissent par embaucher ces personnes. À cette fin, ils ont présenté à 350 décideurs français un profil LinkedIn fictif dont l'orientation politique variait systématiquement entre extrême, modérée ou neutre.

Lorsque les candidats et les évaluateurs avaient des opinions politiques proches, la personne concernée avait plus de chances d'être évaluée positivement. « En revanche, les positions politiques extrêmes ont donné lieu à des évaluations nettement plus critiques, même à qualifications égales », poursuit Denise Vesper. « Si une personne était présentée comme politiquement modérée sur le profil de carrière fictif, le responsable des ressources humaines l'évaluait certes de manière plus ambivalente, mais la réaction était moins négative qu'avec une position extrême », poursuit la chercheuse. Il est également surprenant que plus d'un cinquième des 350 participants aient déclaré prendre activement en compte les informations politiques dans leur prise de décision.

Cette étude est particulièrement pertinente pour les systèmes politiques centralisés tels que le système français. Les éditeurs du Journal of Business and Psychology ont trouvé les conclusions des chercheurs sarrois si remarquables qu'ils les ont mises en avant avec une « Editor Commendation ». Cette distinction n'est accordée qu'à quelques rares articles dans des revues spécialisées. Dans ce cas, l'article de Denise Vesper et de ses collègues est l'un des 16 articles sélectionnés.

Publication originale :
Vesper, D., Mönke, F.W., Regh, T.S.D. et al. Evaluating Potential Political Bias in Recruitment: Effects of Extreme vs. Moderate Party Affiliation. J Bus Psychol (2025). https://doi.org/10.1007/s10869-025-10096-7 

Informations complémentaires :
Dr Denise Vesper
Tél. : (0681) 3023303
E-mail :denise.vesper@uni-saarland.de